ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE ETUDE SUR LES MUTILLIOES DU MUSÉUM DE PARIS Par ERNEST ANDRÉ. Sous l'active et iiitolligoiile diroction de M. le Professeur E.-L. Bou-vier, le Muséum de Paris vient d'entrer dans la voie féconde, depuis longtemps ouverte par la plupart des Musées étrangers, de la commu-nication (le ses riciiesses aux spécialistes. C'est à ce titre que j'ai reçu la mission intéressante de reviser la famille des Mutillides, et les pages (pii suivent sont le résultat de cet examen. .l'avais espéré un instant pouvoir, avec l'aide des matériaux (lui m'étaient confiés, tenter un essai de classilication générale, en créant, pour l'innuense genre Mutilla, un certain nombre de coupes qui en eussent beaucoup facilité l'étude. Mais j'ai di'i bientôt reconcer à cet espoir, car si j'ai pu, dans mes travaux antérieurs, indiquer qiu^lques lignes de cette division en ce qui concerne exclusivement les Mutilles de la ri'gion paléarctique. j'ai bien vite reconnu mon impuissance en regard de la légion bien autrement nombreuse et encore mal connue des Mutilles e\oli(pies. En elTet, le grand genre Mni/lht. dans son acception la plus l;i.rge, comprend aujoiu'd'hui plus de 1. ;]()() espèces sur les(juelles rAnu''ri(jue seule en compte près d(^ 800. et le Muséum de Paris, malgré sa ricbesse relative, ne possède pas le tiers des formes décrites. Cette circonstance défavorable est dt'-jà une cause d'impossi-bilité pour un travail (pii exigerait de son auteur la faculté d'embrasser, dans une \\w d'ensendde. au nmins la majeiu'e partie des types con-nus. Mais, cette condition d'examen gi'néral serail-elle réalisée, qu'on se heurterait encore à une difticullé sérieuse résultant de l'ignorance à peu près complète où nous sommes, pour les espèces d'outre-mer, de la concordance des sexes qui presque tous ont été décrits isolé-ment, sans (pi'il soit possible de les apparier avec quelque vraisem-blance. Ami. Soc. Elit. Fr., lxvm, I«9«. 1