OBSERVATIONS ET NOTES SYNONYMIQUES CONCERNANT QUELQUES TACHINAIRES TYPES DE PANDELLÉ [Du-T.] par le D'' J. Villexeuvjç. Deux diptéristes éminents viennent de disparaître, ayant atteint l'un et l'autre un âge très avancé, s'étant occupés à la même époque de deux sujets identiques : les ïabanides et les Muscides; je veux nommer le prof. Brauer, de Vienne, et Louis Pandellé, de Tarbes. En ce qui con-cerne les Tachinaires, leur œuvre a une portée considérable et a jeté enfin une vive lumière sur ce groupe si difficile des Muscides. L'un, suivant la voie tracée parRobineau-Desvoidy et Rondani, chercha, sur-tout à la faveur de la Chœtotaxie, à classer méthodiquement les matériaux amassés par ses devanciers; l'autre se montra plutôt ana-lyste, et analyste parfait. Ses descriptions sont marquées au coin d'une sagacité remarquable et d'une profondeur d'observation qu'on n'avait pas atteint jusqu'alors; il demande en outre à la conformation de l'ar-mature génitale son appui et son contrôle dans chaque diagnose afin de la consolider. Travailleur retiré au fond de la province, vivant ignoré, avec de très modestes ressources, Pandellé est demeuré méconnu. Il faut admirer ce savant qui sut mener à bien avec tant d'opiniâtreté ses « Études sur les Muscides de France », .sans autre collection que la sienne, sans le secours d'aucune bibliothèque, et personne n'osera lui tenir trop rigueur d'avoir négligé la littérature étrangère qui lui aurait assurément rendu la tâche moins lourde et moins aride. On me pardonnera cette digression; elle était nécessaire pour rendre compte de plus d'une synonymie trop chargée. Le travail qu'on va lire est le résultat des comparaisons que j'ai faites simultanément entre les types de Meigen, de Brauer et Bergens-tamm, et ceux de la collection Pandellé conservés au siège de la Société entomologique de France, à Paris. Son but est de permettre à ceux de nos collègues qui consulteront cette collection de se reporter immé-diatement à la véritable identité de beaucoup de sujets ou à celle qui est devenue courante à l'étranger depuis les travaux de Brauer et Bergenstamm. C'est pourquoi, dans la synonymie, j'ai adopté de pré-férence les genres de ces auteurs. Je n'ai pu. bien entendu, me porter garant de la valeur des espèces attribuées par Pandellé à Robineau-Desvoidy et Macquart, ou de quelques autres citées de Zetterstedt ou de Rondani, lorsque, faute d'avoir vu les iijpes, la description souvent