— 193 — entre la suture et le calus hume'ral. Les séries posthumérales et extra-liumérales n'affectent pas la même régularité que les séries dorsales. Les espèces précédentes sont intéressantes à divers titres. Le Dolicho-boslrychus yunnanus est le seul représentant dans la région indo-malaise du groupe très tranché auquel il appartient. Tous ses congénères habitent l'Amérique du Sud; mais il est tellement voisin de l'un d'eux {D. angusiiis Steinh.) qu'il serait très aisé de le confondre avec lui. Ces deux formes paraissent être contemporaines d'époques géologiques où aucune barrière maritime ne séparait l'Amérique du Sud de l'Australasie. Quant aux Parabostrijchus , ce sont des formes terminales qui réalisent parmi les Bostrtjchini un type analogue à celui que fournissent les Prostephanus parmi les Dinoderini. Chasses de M. E.-R. Wagner, corbespondant du Muséum , DANS LES provinces DU NoRD DE LA RÉPUBLIQUE ARGENTINE. CÉrAMBYCIDES NOUVEAU! OU PEU CONNUS, PAR M. E. GOUNELLE. Les Cérambycides de la République Argentine étaient, jusque vers le mi-lieu du siècle dernier, assez mal connus , et les descriptions peu nombreuses dont ils avaient été l'objet se ti'ouvaient disséminées dans les ouvrages ento-mologiques de l'époque. Le premier travail d'ensemble sur ces Insectes est dû à H. Burmeister qui a publié une liste de 81 espèces en partie non signalées avant lui [Stett. Eut. Zeit., i865, p. lôy), liste qu'il a enrichie postérieurement de i5 unités nouvelles (iSie«. Ent. Zeit., 1879, p. 196). Vingt ans plus tard, Carlos Berg, après avoir rectifié diverses erreurs com-mises par Burmeister, décrivait à son tour 1 2 espèces inédiles de Céram-bycides [Anales de la Universtdad de Buenos-Aires , 1899, p. io5). Enfin, au cours de ces dernières années, M. Carlos Bruch, le très zélé chef de la section zoologique du Musée de La Plata, poursuivait l'œuvre de ses de-vanciers en faisant connaître 9 1 formes nouvelles de Longicornes argen-tins [Revista del Museo de La Plata, 1908, p. 198, et 191 1, p. lôA), et son catalogue général paru en 1912 dans la même revue en renferme 870 (espèces. La liste est cependant loin d'être close; M. Wagner, qui, au cours de ses recherches si fructueuses, n'a négligé aucune des branches de l'Histoire naturelle, a recueilli de son côté, principalement dans la province de Santiago del Estero , une gi-ande quantité de Cérambycides parmi lesquels il s'en trouve un certain nombre qui sont ou entièrement nouveaux , ou rares et peu connus. Nous allons décrire les premiers; nous citerons les