COLEOPTERES D'OBOCK TROISIÈME PARTIE (1) Par L. FAIRMAIRE. Cette troisième note sur les Coléoptères d'Obock est plus importante a elle seule que les deux précédentes réunies ; elle augmente le nombre des espèces signalées de 140 environ, et celui des nouvelles de plus de soixante. C'est encore à l'obli-geance inépuisable de M. Maurice Aubert que je dois la commu-nication de ces insectes, surtout intéressants au point de vue de la géographie entomologique. Ils représentent le résultat d'une station d'une année, faite à Obock, du 3 avril 1890 au 7 avril 1891, par M. le Di" Gaujan, dont le mérite est d'autant plus grand qu'il n'est pas entomologiste, et qu'il a recueilli les petites espèces avûc autant de soin que les grandes. C'est surtout à la lumière et à un piège nocturne lumineux qu'il a fait de nombreuses captures pendant les nuits calmes ; car dès qu'il faisait du vent, il ne prenait rien. La liste ci-après montre, comme les précédentes, que les insectes du territoire d'Obock ont des rapports avec ceux des pays SomaIis,d'Abyssinie et surtout du Sénégal, bien moinsavec ceux d'Arabie ; et il est curieux de voir un assez grand nombre de Cérambycides dans un pays aussi aride, où, au contraire, les Curculionides paraissent très rares et les Chrysomélides encore plus. Cette liste indique la répartition géographique des espèces déjà connues et les noms des espèces nouvelles. Ciciiidela alboguttala Kl. Au bord des mares, après la pluie ; rare. Nubie, Abyssinie. Cicindela dorsata Dej. Le soir, à la lumière; très rare. Nubie. — melancholica Fabr. Le soir; commune. Répandue dans la région méditerranéenne et l'Afrique du Nord. Epomis Crœsus Dej. Très rare, sous les pierres. Sénégal. Chlœnius cœcus Dej. Un seul individu. Sénégal et Egypte. — cijaneorufus n. sp. Un seul individu. (1) Voir 'l''' partie {Annales Soc. Enl. France. 1885, 435), et 2« partie {IbicL, 1890, 547). Revue d'Entomologie. — Mars 1892.