ESSAI SUR LA Classification des PYRALITES Par E.-L. RAGONOT. Séance du 28 août 1889. Depuis quelques années, de nombreux geiiros et espèces ont été décrits dans la tribu des Pyralites, et il devient très difficile de se re-connaître dans ce chaos de genres, souvent mal ou insulTisamment décrits, parfois faisant des doubles emplois. Les classifications existantes sont toutes très incomplètes et ne peuvent servir que pour des faunes limitées, aussi ai-je été amené à chercher une classification qui me permît de déterminer plus facilement les matériaux qui m'étaient communi-qués. C'est le résultat de mes recherches que je me propose de donner dans ce travail. Cet essai de classification est nécessairement incomplet, car bien des genres ont été créés et décrits d'une manière superficielle par F. Walker et autres, et, comme aujourd'hui les types sont très dispersés et presque introuvables, je ne puis donner aucune place à ces genres dans ma classification. Toutefois, cette lacune ne nuira pas à mon travail, dont le but spécial est d'indiquer un système de classification des Pyralites permettant aux Lépidoptéristes de distinguer les principales familles et sous-familles connues, ainsi que les genres, et de leur rattacher les genres qu'ils connaissent, mais qui ne figurent pas parmi ceux que je décris ici. Peu m'importe donc, si quelques genres ou espèces que je nomme ont été déjà décrits par F. Walker, car le fond de ma classification peut rester si les noms sont susceptibles d'être changés. Les genres de l'auteur anglais, du reste, sont en général fondés sur des caractères si peu certains que lui-même ne pouvait les reconnaître ; aussi, lui est-il arrivé très souvent de décrire une espèce sous plusieurs noms et de la classer dans plusieurs genres; n'a-t-il pas imposé à Etiella Zinckenella Tr. six noms spécifiques, et ne l'a-l-il pas placé dans cinq genres différents ! Ann. Soc. ent. Fr., 1890. — Janvier 1891.