ÉTUDE SUR LA Classification des DYTISCID^ Par M, le D' Maurice RÉGIMBART. (Séancs du 11 Septembre 1878.) La famille des Dytiscidœ est certainement une de celles où rétablisse-ment des genres est le plus difficile ; aussi ne faut-il pas s'étonner de voir telle ou telle espèce mise tantôt dans un genre, tantôt dans un autre par les différents auteurs. Cela tient en grande partie Ji ce que l'on s'est beaucoup trop basé sur les différences sexuelles et particulièrement sur la conformation des tarses chez les mâles. Ces caractères sont certaine-ment fort bons, et il est rare qu'ils ne soient pas accompagnés d'autres car;iclères dans la structure des pièces du sternum , caractères qui viennent corroborer les premiers et séparer les genres d'une façon encore plus nette; mais ces différences sexuelles ne peuvent être assurément que des moyens complémentaires de classification ; car, à supposer que dans certains cas il n'y ait qu'elles pour caractériser un genre, il serait impos-sible d'assigner une place à telle ou telle espèce nouvelle, si Ton n'avait à sa disposition que le sexe opposé à celui qui porte les caractères. Com-ment, par exemple, si l'on admet comme caractère principal du genre Agabus Leach, la dilatation des antennes chez le mâle, reconnaître à quel genre appartiendra une espèce innommée dont on n'a sous les yeux que la femelle ? Comment distinguer sûrement un Gymatopierus d'un Colym-betes, comme le fait Crotch, si l'on n'a pas h sa disposition le mâle de chaque espèce, puisque la seule différence entre les deux genres consiste dans la conformation des tarses antérieurs de ce sexe ? D'un autre côté, il y a des genres où ces caractères sexuels ne peuvent presque plus servir, à moins alors de créer un genre pour chacune de plusieurs