III. REVISION MONOGRAPHiaUE, CRITiaUE ET SYNONYMiaUE DU Genre mellifère SPHECODES Latr., basée sur la méthode numérique; AVEC DES REMARQUES SUR LES MOEURS DES SPHÉCODES COMME INSECTES NIDIFIANTS ET NON PARASITES. A. Des niœnrs des SPHÉCODES coiunie niellifères nidifiants. 1. Dans les sciences, comme dans les croyances populaires, certains préjugés se perpétuent, malgré les efTorts les pUis soutenus que leur oppose Tobservation attentive appuyée par le raisonnement. Un de ces préjugés, relatif au parasitisme de certains genres d'Apides, n'a pas encore été abandonné par quelques entomologistes distingués, bien que des arguments concluants auraient dû le renverser depuis longtemps. 2. Lepeletier de Saint-Fargeau (Hyménoptères, II, I8/1I, pp. 609, ill, Zil2, Zil3, Zil5 en bas, Z1I6 en haut, et suitout p. 503 et suiv., 53Zi et suiv., 5ZtO et suiv.) place parmi les Apides parasites les genres Ceratina, Prosopis et Sphccodcs, par la raison qu'il ne leur -econnaît pas d'organes pollinigères, et qu'il leur refuse l'appareil po\u' le dégorgement des liqueurs sucrées. Les deux premiers de ces genres nichent dans les tiges de la ronce et d'autres plantes dont la moelle a peu de consistance et est facile à creuser. Nous citerons plus loin les auteurs dont les travaux ont mis ce point hors de doute. Le mémoire de Spinola sur les habitudes des Ccratina {Annales du Muséum Whist, nnt., X, 1807, p. 236), publié il y a plus d'un demi-siècle, aurait suffi pour convaincre un esprit moins W Série, TOME V. 26
Révision monographique, critique et synonymique du genre mellifère Sphecodes Latr., basé sur la méthode numérique; avec des remarques sur les moeurs des Sphécodes comme insectes nidifiants et non parasites