NOTES SUR LES COCHENILLES DE L'EUROPE ET DU NORD DE L'AFRIQUE (1''= parti'o) par le 1)'' Paul Marchai. avec la planche H. Les Coccides, au point de vue de la Biologie générale et de l'Ento-mologie appliquée, constituent un groupe d'Insectes qu'il y aurait grand intérêt à bien connaître. L'intluence de la vie tixée sur l'organisation de ces animaux, les de-grés divers de leur spécialisation alimentaire, la localisation naturelle de leurs formes spécifiques opposée à leur colonisation artificielle par le commerce horticole, les conditions particulièrement favorables qu'ils ofTrent pour l'étude de la ségrégation sous ses modes divers et de la for-mation des races ou des espèces, le dimorphisme sexuel et l'évolution régressive des femelles qu'ils présentent, leurs modes de reproduction encore si peu étudiés, le monde si curieux enfin des parasites qu'ils hébergent, sont autant de faits qui frappent l'attention du naturaliste, iiirsqu'il aborde l'étude des Cochenilles et qui semblent lui présager toute une moisson d'intéressantes découvertes. Malheureusement il se trouve en présence d'un chaos de formes en-core si incomplètement caractérisées et classées, qu'il risque souvent, même pour les plus communes, de ne pouvoir les identifier avec cer-titude. Les affinités qui k'S relient, les caractères qui les distinguent lui échappent, et la base sur kujuelle ses recherches pourraient s'étayer lui fait ainsi défaut. Dans peu de groupes d'Insectes, les difficultés de la nomenclature et de la synonymie sont aussi rebutantes (jue pour les Coccides. Une multitude d'espèces, môme dans ces derniers temps, ont été nommées avec des descriptions si imprécises que leur identification devient fort difficile ou môme impossible. La même espèce a souvent reçu une quantité de noms divers, suivant qu'elle a été observée sur une plante ou sur une autre, ou à des stades dilTérents de son évolution. Les modifications si frécjuentes déterminées par la présence de parasites, notamment celles qui intéressent le nombre et les proportions des ar-ticles antennaires, n'ont également que trop servi à la multiplication des espèces nouvelles ou prétendues telles.