282 S�ANCE DU 24 JUILLET 1885.losiques, tant�t il se scl�rose ou prend les caract�res du collenchymedans toute son �tendue. Plus souvent il est en partie scl�reux, en partiecollenchymateux. Quelle que soit sa consistance, il est bien distinct duparenchyme cortical. Exceptionnellement, et dans les r�gions nodalesseulement, toute distinction histologique dispara�t entre le p�ricycle etl'�corce. Dans les points ou celte structure s'observe, la tige contractedes connexions intimes avec la feuille, en sorte que les syst�mes de lafeuille suppl�ent ceux qui font d�faut dans la tige. Quant aux formations secondaires, elles n'ont aucune importance comme caract�res de famille. Par contre, elles sont d'un grand secours pour la distinction des esp�ces et des genres. Le li�ge n'a qu'une valeur n�gative � cet �gard, car la plupart des repr�sentants de la famille sont susceptibles d'en poss�der. Chez ces esp�ces, la naissance du li�ge est d'ailleurs li�e directement aux lois bien connues de son d�veloppement. Nous voyons aussi, en comparant les divers ordres de tiges, les p�di-celles floraux, gr�ce � leur rapide organisation, offrir avec une grande constance les particularit�s histologiques les plus importantes, tandis que les portions souterraines, se rapprochant � cet �gard des racines, conservent dans leur plus grande simplicit� les caract�res anatomiques essentiels (1). M. Malinvaud, secr�taire g�n�ral, donne lecture des communi-cations suivantes: DESCRIPTION DE QUELQUES ESP�CES NOUVELLES DE CHAMPIGNONS BASIDIOSPOR�S, par NM. BOUDIER. 1. Inoeybe leneocephala B. (pl. IX, fig. 1).-Tr�s jolie petite esp�ce d'un beau blanc, � chapeau squarreux � peine jaun�tre au sommet. Hau-teur: 2 centim�tres � 2 centim�tres et demi. Chapeau convexe, couvert dans toute son �tendue de squames pileuses concolores et retrouss�es, � marge tomenteuse; lames libres, un peu ventrues, ayant environ 4 milli-m�tres de largeur, d'abord blanches, puis prenant une teinte rose sale, (1) [Note communiqu�e par l'auteur et ajout�e pendant l'impression. -Nous avons omis de rappeler, aux conclusions, la progression r�guli�rement centrip�te de la scl�rose. Si le mode de diff�renciation (caract�re histologique) est variable, il en est autrement de la marche de la diff�renciation, aussi bien que des relations des tissus diff�renci�s (caract�res anatomiques). La scl�rose en effet, chaque fois qu'elle se produit, envahit les couches successives dans leur totalit�, sans laisser quelques membranes minces, comme cela s'observe dans d'autres familles. Ce caract�re anatomique n'est pas sans valeur au point de vue des affinit�s; ainsi il �loigne les Linac�es des Caryophyll�es, tandis qu'ilen rapproche les Frank�niac�es. On multiplierait ais�ment les exemples de cette nature.j