SÉANCE DU 26 NOVEMBRE 967
que encore plus grande. La question de la prévention des dysen-
teries à Bacilles atypiques est encore réservée, bien qu'il soit pos-
sible, sinon probable, qu'elle puisse être résolue dans le même
sens.
Lankesteria cyclopori n. s. p. Grégarine parasite
DE Cycloporus macitiafus P. Hallèz,.(i)
par R. Poisson.
La plupart des individus de Cycloporus maculatus Hallez, (Tur-
bellarié polyclade marin) , recueillis cet été sur la plage de Luc-sur-
Mer (Calvados), étaient abondamment parasités par une Gréga-
rine monocystidée présentant certains caractères du genre Lankes-
teria Ming.
Cycle vital du parasite. Le sporozoïte, de /i,5 ^i à 5 ^t de longueur,
se pique sur une cellule de l'épithélium intestinal, puis pénètre
dans la cellule. Il prend alors une forme arrondie ; le parasite,
au début de son développement, est plus petit que lé noyau de la
cellule épithéliale. Il s'allonge ensuite progressivement et lorsqu'il
atteint 20 à 3o ja de long il présente la structure caractéristique de
l'adulte. A ce stade la jeune grégarine gagne souvent la lumière
intestinale pour achever son développement. Elle peut alors soit
rester libre, soit se refixer temporairement sur une cellule épithé-
liale. Cependant, elle peut tout aussi bien conserver sa position
intracellulaire jusqu'à sa maturité sexuelle.
Adulte, la Grégarine mesure de go à 120 m-de long sur 20 à 25 i^i
de large. Son extrémité antérieure est arrondie et son extrémité
postérieure acuminée (fig. i). Le noyau occupe presque toujours
une position antérieure, il est plus ou moins sphérique et mesure
de i5 à 18 [i de diamètre. Il renferme un volumineux caryosome
et de nombreuses granulations chromatiques. Le parasite est pro-
tégé par une épaisse cuticule (épicyte), laquelle se détache, très
aisément du cytoplasme à la moindre dessiccation (fig. 2). Le cyto-
plasme est légèrement granuleux dans la région postérieure et
renferme souvent des corpuscules sidérophiles (fig. i). Par contre
l'extrémité antérieure du parasite est hyaline avec un ectoplasme
très mince ; elle est suivie d'une région plus foncée et parsemée
de vacuoles (fig. 3). Chez les individus fixés l'extrémité antérieure
présente de nombreuses stries épicytaires et un pseudo-mucron
épiméritique sidérophile (fig. /i).
(i) P. Hallez. Catalogue des Turbellariés, Rhabdocœlides, triclades, polyclades,
du nord de la France et de la côte boulonnaise. Revue biologique du nord de la
France . t. II, 1890.